Les différents chiens de sauvetage

Chien de sauvetage est le nom donné à un chien formé pour secourir des personnes. Un chien de sauvetage est donc spécifiquement utilisé pour sauver des victimes, et il doit posséder des aptitudes particulières garantissant une fiabilité hors norme. Différents chiens de sauvetage existent. Certaines races canines sont dotées de qualités distinctives indispensables pour rechercher et localiser des personnes en danger afin d’assurer leur sauvetage. C’est ce que nous allons découvrir dans cet article.

Sommaire

  1. Principales qualités exigées chez un chien de sauvetage
  2. Les différents chiens de sauvetage
  3. L’apprentissage d’un chien de sauvetage
  4. Les différents brevets nationaux de maître-chien de sauvetage
  5. Les races les plus utilisées dans le sauvetage

Principales qualités exigées chez un chien de sauvetage

Les chiens sauveteurs sont de véritables héros, capables de tirer un humain hors de l’eau ou de localiser des personnes ensevelies sous des décombres ou sous une épaisse couche de neige après une avalanche. Cela exige une éducation ciblée, mais avant tout un chien de secours, quelque soit sa spécialité, doit posséder des qualités innées très spécifiques, à savoir :

  • un odorat surdéveloppé : le chien est un animal dont l’odorat est extrêmement plus développé que celui d’un humain. Le nombre de cellules olfactives chez les chiens varie de 125 millions pour le teckel à 300 millions pour le chien de Saint-Hubert alors qu’une personne humaine n’en possède environ que 5 millions ;
  • une grande capacité d’identification des odeurs : le chien identifie et différencie un grand nombre d’odeurs, les mémorise, mais peut aussi en connaître la provenance et déceler dans chacune d’entre elles diverses informations, ce qu’un humain est incapable de faire ;
  • une excellente ouïe : le chien peut percevoir un son très faible à plus de 25 mètres de distance du fait de la constitution de son oreille interne, bien différente de celle des humains, et il capte également les ultrasons. De plus, la sensibilité auditive du chien est telle qu’il peut parfaitement dissocier des sons et il est aussi apte à se concentrer sur un seul pour mieux le situer ;
  • l’endurance : c’est bien évidemment une qualité indispensable que l’on exige d’un chien de secours. Il doit pouvoir récupérer très rapidement car les conditions dans lesquelles il recherche une victime sont difficiles ;
  • l’équilibre psychique : le chien sauveteur ne doit être ni agressif, ni timide, ni peureux, ni nerveux. Il doit pouvoir se concentrer et le rester tout au long des recherches sans jamais se laisser distraire ou bien être stressé par des stimulations extérieures ;
  • le goût du travail et le courage : l’animal doit être obstiné, ne pas rechigner à faire des efforts et ne doit jamais renoncer, même dans le cas d’un sauvetage extrêmement périlleux.

Un chien sauveteur doit être doté d’une grande intelligence, se montrer persévérant, obéissant et il est important aussi qu’il fasse preuve d’initiative. Il est enfin essentiel qu’il ait bon caractère et qu’il soit sociable car il est appelé à travailler avec ses congénères. Bien qu’il doit faire preuve d’autonomie de recherche, il n’agit pas seul : on parle souvent de couple maître/chien, car le chien agit de concert avec un maître-chien, capable de le guider et de le comprendre. Généralement l’animal est stérilisé. Contraint de travailler avec d’autres chiens, il n’a ainsi aucunement l’occasion d’être distrait. De plus, profitons-en pour rappeler que la stérilisation est la meilleure solution pour prévenir les problèmes de santé chez les chiens, qu’ils soient sauveteurs ou non.

Note : Quelque soit sa spécialité, le chien de sauvetage doit subir un baptême de l’air (il sera souvent amené à être déplacé en hélicoptère).

Les différents chiens de sauvetage

Les chiens peuvent être formés à tout type de sauvetage. On peut ainsi citer différents sauveteurs canins :

  • le chien de sauvetage en mer est un chien formé au travail à l’eau, qui permet notamment de repérer et secourir les victimes d’un naufrage ;
  • le chien de sauvetage en montagne est particulièrement adapté au relief escarpé, où les véhicules peuvent avoir du mal à accéder. Bien souvent on parle de chien d’avalanche pour désigner un chien formé à retrouver une personne coincée sous la neige après une avalanche ;
  • le chien de décombres, aussi appelé chien de catastrophe ou chien de recherche et de sauvetage, est utilisé tout comme le chien d’avalanche, mais pour repérer les personnes perdues sous les décombres suite à un tremblement de terre ou à une catastrophe ;
  • le chien pisteur, qui est spécialisé dans la recherche de personnes disparues ou égarées.

L’apprentissage d’un chien de sauvetage

Chien de sauvetage en mer

Les chiots des races prédisposées sont observés dès leur naissance. Dès le départ, une sélection s’opère : les formateurs ne choisissent que les chiots se montrant équilibrés, sociables, obéissants et à l’aise dans l’eau. Ils sont à peine âgés de 3 mois lorsqu’on commence à leur apprendre à nager avec un harnais pour éviter qu’ils ne dérivent ou ne coulent. Les premiers exercices d’obéissance et d’assouplissement à terre sont proposés sous forme de jeu. Bien que difficile, la formation du chien de sauvetage en mer repose sur l’éducation positive. À ce stade, les entraînements n’incluent aucune charge lourde pour le chiot. Tout est centré sur le respect des commandes et le rapport à l’eau. Le jeune chien apprend à apporter de petits objets vers la rive : une planche de surf, une bouée, un gilet de sauvetage, une corde. Les objets sont de plus en plus lourds et encombrants et les conditions de nage de plus en plus difficiles, mais on ne leur demande pas encore de ramener un humain, trop lourd pour leur capacité physique. Avant même d’avoir atteint sa taille adulte, le chien développe une musculature et une endurance exceptionnelles. Seuls des professionnels ayant des compétences croisées dans l’éducation et le secourisme en mer peuvent former de futurs chiens secouristes. L’obtention du diplôme de nageur-sauveteur est obligatoire. De même, une formation en secourisme canin s’impose. Une fois qu’il a terminé sa croissance, le jeune chien continue sa formation jusqu’à ses 2 ans. Le travail du sauvetage à l’eau peut alors réellement commencer. L’apprentissage se divise en plusieurs parties, avec un examen pour valider le passage à l’étape suivante : 

  • la phase d’apprentissage inclut 3 degrés permettant au futur chien de sauvetage en mer d’évoluer de manière graduelle ;
  • le Brevet de sauvetage en mer qui marque la finalité de sa formation et la validation de ses compétences, qui n’est obtenu que par les meilleurs.

Chien de sauvetage en montagne

Les chiens secouristes en montagne sont formés uniquement par des professionnels appartenant à deux types de structures officielles : l’Armée et la Gendarmerie d’une part et les CRS (police nationale) et les stations de ski de l’autre. Sa formation de chien de secours en montagne commencera à ces 2 mois par un programme d’éducation de base ainsi qu’une option pistage et recherche de personne disparue. Une fois que ces apprentissages seront acquis, le chien intégrera une formation de recherche en avalanche jusqu’à ses 1 an et demi. À la fin de cette formation, une évaluation est effectué par les référents de la formation, qui vise à confirmer ou non si le chien est prêt. Après la formation, des entraînements auront lieux régulièrement, ainsi qu’une formation de recyclage tous les ans. En France, c’est l’Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches (ANENA) situé à Grenoble qui est autorisée à former les chiens de sauvetage en montagne. Uniquement les mâles sont acceptés.

Note : l’emploi des chiens d’avalanche pourrait à terme être menacé par l’utilisation de drones détecteurs de victimes.

Chien de décombres

L’apprentissage du chien commence très tôt et toujours par le jeu pour que celui ci y prenne du plaisir. Le chien doit acquérir une éducation de base, apprendre à aboyer sur commande afin que le chien désigne l’endroit où chercher, ou la personne qu’il a trouvé en aboyant. Une fois l’apprentissage de base acquis, le début de la recherche est fait par le maître sous forme de cache cache. Lorsque le chien a les bases, il peut entrer en formation dans un Centre Agrée de la Défense et de la Sécurité Civile. Lors de cette formation le chien est mis en situation réelle, il est entrainé au refus d’appât afin de ne pas perdre une piste à cause d’une odeur alternative. Il apprend à se déplacer et à chercher dans les décombres, les cachettes deviennent de plus en plus difficile à trouver, profondes et peu perceptibles. Il va apprendre à traverser une zone de feu, à se faufiler sous les décombres, à signaliser s’il trouve une personne en vie ou un cadavre. Pour être au plus proche de la réalité le chien va être entraîné avec un bruit constant, le silence n’étant pas de mise lors des catastrophes naturelles, ainsi que de nuit comme de jour, par tous les temps, sur tous les terrains, dans des conditions extrêmes.

Chien pisteur

La formation à la recherche de personnes (maintrailing ou pistage) repose sur le même principe que les autres spécialisations de chiens policiers renifleurs : on apprend au chien à repérer une odeur humaine, en associant d’abord l’odeur recherchée à un jouet pour chien, puis en retirant le jouet et en brouillant les pistes pour complexifier la recherche (zone de recherche plus étendue, ajout d’autres odeurs, personne cachée dans un trou, etc.), de manière à être au plus près des conditions réelles sur le terrain. En conditions réelles, justement, quand le chien doit retrouver une personne, on lui fait sentir quelque chose qui a appartenu à ladite personne, un vêtement par exemple. Quelques minutes suffisent alors au chien pour trouver la piste, car il est entraîné pour cela et il connaît sa tâche : suivre l’odeur de la source (le vêtement) jusqu’à l’autre source (la personne). En effet, c’est de cette façon qu’il a été formé : on lui a fait sentir une odeur humaine qu’il a dû repérer au milieu d’autres odeurs, même dans le cas où les deux échantillons auraient été prélevés à plusieurs jours d’écart.

Les différents brevets nationaux de maître-chien de sauvetage

Le brevet national de maître-chien de recherche et de sauvetage est un diplôme adapté pour devenir maître-chien de recherche et de sauvetage. Ce diplôme dépend directement du Ministère de la Défense et de l’Intérieur. Il existe quatre brevets nationaux de ce type, correspondants aux quatre spécialisations quelque peu différentes au sein de ce corps de métier :

  • maître-chien sauveteur aquatique ;
  • maître-chien d’avalanche ;
  • maître-chien de recherche et sauvetage en décombres ;
  • maître-chien de recherche et sauvetage des personnes égarées.

Les races les plus utilisées dans le sauvetage

En mer

En mer, on utilise forcément des chiens d’eau, reconnus pour leur capacité de nage. On fait également appel à des chiens robustes, capables de supporter le poids d’une personne. Les chiens les plus aptes au sauvetage en mer sont : le terre-neuve, le golden retriever, le labrador, le Landseer et le léonberg.

En montagne

En montagne, on utilise des chiens résistants et adaptés au froid, mais aussi des chiens reconnus pour leurs capacités olfactives. Les races les plus aptes au sauvetage en montagne sont : le berger allemand et le berger malinois.

Note : si on a tendance à penser au traditionnel Saint-Bernard, et son célèbre tonnelet qu’il porte autour du cou pour le sauvetage en montagne, les services de secours ont peu à peu délaissé ce chien, trop massif et trop lent, au profit de races plus agiles et moins encombrées par leurs poils.

Dans les décombres

Les chiens de décombres sont sélectionnés pour leur capacités physiques, olfactives, auditives. La majorité de ces chiens sont des berger allemand, mais aussi malinois et labrador

En pistage

On favorise pour cette spécialisation les races avec un odorat très puissant telles que les Saint-Hubert, beagle, berger allemand, labrador et berger malinois.

Sources

chien.com

toutoupourlechien

wikipedia

📚 Voir aussi :

Laisser un commentaire